Jamboree Mondial 2019 : ils nous racontent !

Rencontre avec Jean, chef du groupe Domont (SGdF), Esteban, scout belge, et Arthur, Équipier International de Service. Ils nous livrent leurs impressions et nous racontent ce début de Jamboree. par Jean-Baptiste et Véronique, correspondants sur place


Rencontre avec Jean, chef des Scouts et Guides de France :


Peux-tu te présenter stp ?

Jean : Bonjour, je m’appelle Jean, j’ai 24 ans. Je suis chef pionniers/caravelles depuis maintenant 2 ans et je suis dans un groupe SGDF de Domont dans le Val d’Oise (95).


Est-ce ton premier rassemblement ?

Jean : Oui c’est mon premier rassemblement. J’ai manqué Cités Cap, Vis tes Rêves (rassemblements SGDF) et j’avais très envie d’en faire un et emmener mes jeunes en rassemblement. Donc avec Marianne, ma co-cheftaine, on a décidé de participer au Jamboree Mondial.


Qu’est-ce que tu attends le plus ?

Jean : C’est de rencontrer des personnes différentes, d’apprendre de nouvelles choses, d’être surpris, de faire de nouvelles expériences, de l’inattendu.


Qu’est-ce que tu appréhendes le plus ?

Jean : L’organisation, de rater un truc parce qu’on n’a pas vu la date, l’heure ou de rater notre bus ou notre avion au retour, ce genre de choses !


Quel sera ton plus grand défi pour ce Jamboree ?

Jean : Alors j’aimerais beaucoup ramener un foulard d’un tout petit pays. J’ai vu qu’il y avait des gens d’Aruba par exemple qui est une île, je crois dans le Pacifique, je ne sais pas trop (n.b. : Aruba est situé dans la Mer des Caraïbes). Je me dis que ça serait vraiment classe de réussir à ramener un foulard d’un pays comme ça.


Une chose qui t’a déjà frappée/interpellée au début de ce rassemblement ?

Jean : Ce qui m’a beaucoup frappé en arrivant c’est de voir à quel point la discussion était simple. Par exemple, dans la file pour faire une activité, t’as un voisin et tu lui demandes d’où viens-tu et là, tu pars sur 15/20 minutes de discussion sur n’importe quel sujet et c’est hyper sympa, hyper facile. Les distances qu’on se met entre nous habituellement disparaissent beaucoup plus vite dans un rassemblement comme celui-là.


Ton état d’esprit au début de ce Jamboree ?

Jean : En arrivant sur le Jamboree, pour être honnête j’étais très fatigué. On est arrivé 4 jours avant aux Etats-Unis avec plus de 25 heures de trajet pour y arriver, on était épuisé ! J’avais plutôt envie de rentrer, de me mettre au lit et finalement, la cérémonie d’ouverture commence par l’histoire de la vie et là, ça m’a complètement remis en forme, redynamisé, c’était parti et maintenant c’est l’éclate !



Un Jamboree mondial, c’est aussi l’occasion de rencontrer des Scouts francophones. A l’occasion de sa visite à la tente française, nous avons discuté avec Esteban, 16 ans.


Esteban, d'où viens-tu ?

Esteban : Je suis Belge et Chilien. Je viens de la ville d’Ath en Wallonie, à 30 minutes de Tournai. Mon groupe scout s’appelle la Unit T.


Comment s’est déroulée la préparation au Jamboree pour le contingent belge ?

Esteban : Nous avons eu deux réunions et un mini-camp en avril. Ce « mini-camp » a regroupé les 800 membres du contingent dans un grand domaine !


Qu’est-ce qui t’a donné envie de t’inscrire au Jamboree mondial ?

Esteban : Ma sœur a participé au Jamboree du Japon en 2015, et ça m’a donné envie d’en faire un aussi. En plus, j’ai toujours rêvé d’aller aux Etats-Unis.


Que signifie pour toi l’expression « un monde meilleur » ?

Esteban : Ce serait un monde sans guerre, sans violence, sans pollution. Je suis persuadé que si on s’y met tous, on peut y arriver !


Qu’attends-tu de ce Jamboree ?

Jean : J’attends que la jeunesse prenne conscience des enjeux d’aujourd’hui, qu’on se dise qu’il faut se bouger et appliquer ce qu’on apprend.

Que peut-on faire pour changer le monde quand on a 16 ans ?

Esteban : Avec mon groupe scout, on fait des « clean walks » pour nettoyer les rues de notre ville.


Qu’est-ce que ton expérience au Jamboree t’aura appris ?

Esteban : Qu’il faut vraiment se bouger, continuer à nettoyer les rues et montrer le bon exemple.

Rencontre avec Arthur, EIS. Il vient d’un groupe SGDF de Paris.


Pour quelles raisons as-tu décidé de t’inscrire comme EIS au Jamboree mondial ?

Arthur : J’ai vécu plusieurs expériences en tant que jeune puis équipier de service : un Jamboree à Jambville, un Jamboree à Bordeaux puis, l’an dernier, un Jamboree en Lituanie comme chef Caravelles (14-17 ans). Le Jamboree mondial, c’est une autre échelle ! Ce que j’apprécie chez les Scouts, c’est la vision commune malgré des pratiques très variées.


Quel est ton rôle au Jamboree et comment l’as-tu obtenu ?

Arthur : Je suis en poste sur la zone d’activités de Mount Jack, plus précisément au Frontier Village (Village des Pionniers d’Amérique). Lorsque je me suis inscrit au Jamboree, j’ai répondu au questionnaire un peu au hasard ! Quand j’ai reçu un mail de Mount Jack, j’ai tout de suite accepté.


Es-tu satisfait de ton poste ?

Arthur : Je suis ravi ! Mon poste est très varié et intéressant, par rapport à d’autres EIS. Je fais de l’animation, je suis en contact avec les jeunes participants, les activités sont variées. Je suis arrivé sur le site du Jamboree le 18 juillet, et pendant 4 jours nous avons construit le village, monté les tentes d’activités, et reçu une formation.


Quels sont tes horaires de travail ?

Arthur : Je prends le bus à 7h et je reviens sur mon camp vers 18h.


Quelles langues parles-tu ? Sont-elles suffisantes pour ton travail ?

Arthur : Je parle français et anglais. C’est suffisant pour me faire comprendre en général, mais j’essaie d’apprendre quelques mots dans d’autres langues, parce que ça fait plaisir aux participants !


Que t’apporte ton expérience d’EIS par rapport au thème du Jamboree « les Clés d’un Nouveau Monde » ?

Arthur : Ça m’apporte beaucoup d’ouverture, j’échange beaucoup avec des jeunes et des adultes de plein d’endroits différents. Je suis aussi formé pour une activité différente de mon activité habituelle. J’apprécie énormément de découvrir des manières de faire, de penser, différentes des miennes, et je suis fier de participer au développement personnel des jeunes. Au Jamboree, le contact se fait plus facilement, les barrières tombent.


Pour suivre la suite des aventures de notre contingent, des photos sont publiées chaque jour sur nos réseaux sociaux ainsi que de nouveaux articles sur le site.

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